L’effet Boomerang au MEG

 

Bien loin du terroir helvétique, le MEG propose en ce moment de vous familiariser avec les arts aborigènes d’Australie. EFFET  BOOMERANG garanti, pour les grands mais aussi les petits.
Instructive et ludique à la fois, mêlant objets traditionnels et oeuvres contemporaines, l’exposition se divise en plusieurs parties permettant d’appréhender les multiples facettes de cette culture qui a dû se battre pour survivre.

Nous plongeons d’abord dans le passé et la culture traditionnelle aborigène car la première partie, très ethnographique, présente de magnifiques collections de boomerangs, massues, boucliers et bâtons de messages permettant les échanges entre tribus.  Dans ce même espace, est exposée une série de portraits anthropométriques saisissants réalisés au 19ème siècle, mémoire visuelle d’une population fortement réprimée à cette époque. Ces photographies anciennes sont suivies d’une autre série de photos contemporaines, qui rappellent le déplacement d’enfants aborigènes ou métis afin de les dépouiller de leur culture et de les assimiler à la société blanche.

 

 

L’exposition se poursuit dans une seconde salle avec la présentation de divers objets aborigènes : paniers, récipients, colliers, chaussures, outils et la manière dont les collecteurs/collectionneurs les ramenèrent en Europe. Au centre de la pièce, une première installation de Brook Andrew, en résidence au MEG, intègre des archives personnelles de l’artiste et interroge la notion de peuple primitif, image qu’avaient les aborigènes aux yeux de la société coloniale australienne.

 

 

La troisième partie de l’exposition présente une série d’oeuvres contemporaines aborigènes, en lien avec le passé, elles expriment une vision du monde, des valeurs, en lien avec le territoire ancestral. On y retrouve aussi des personnages traditionnels comme Bäru, le crocodile et aussi beaucoup d’incroyables histoires de la mythologie aborigène.

 

 

Un peu plus loin un étrange banc de poissons, aux couleurs vives, attirera votre attention, il s’agit des « ghostnets ». Ces sculptures, réalisées à partir de filets de pêche abandonnés, sont un projet lancé par les aborigènes du littoral en 2004. Ils dénoncent une exploitation maritime intensive et un comportement se souciant peu de l’écologie tuant une partie de la faune aquatique.

 

 

Enfin la dernière pièce a été complètement pensée par Brook Andrew. Dans un esprit moderne, cet espace zébré de noir et de blanc reprend les codes des arbres gravés aborigènes. Il interroge le droit à l’interprétation de la culture de l’autre et l’attitude ethnocentrique à l’égard des peuples autochtones. On appréciera la BD , Les Réfugiés, « tenue correcte exigée » au centre de la cabane en verre, tristement d’actualité.

 

 

Cette première visite pour Superleman au MEG a été un vrai plaisir, d’autant que l’application associée à la visite permet facilement de déambuler dans l’exposition tout en ayant au creux de l’oreille des commentaires adaptés donnant les clés pour découvrir la richesse et la complexité de la culture aborigène.

 

Pour les kids

 

Evidemment, pour les kids, c’est fascinant, en plus un petit carnet-découverte est à leur disposition (et à la vôtre) pour leur faire découvrir l’expo de façon ludique. L’occasion est trop belle. Si vous y allez dimanche prochain (le 3 décembre), c’est gratuit et vous pourrez participer en famille à la création d’une oeuvre collective, un Ghostnet!
Sinon vous pourrez encore en profiter pendant les vacances de Noël mais dernier délai….

 

Allez, pour finir de vous mettre dans l’ambiance…

L’EFFET BOOMERANG, les arts aborigènes d’Australie,
Au MEG, à Genève, jusqu’au 7 janvier 2018



Vous avez aimé cet article et souhaitez suivre les contenus publiés par SuperLeman?
Vous pouvez le faire via facebook, instagram, et même prendre contact par email. A bientôt !

Julie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *