BDFIL invite Anna Sommer

Connaissez-vous Anna Sommer?
Probablement pas, enfin, pas encore, car c’est l’invitée d’honneur de la 13ème édition du festival BDfil à Lausanne. Je vous passe le pitch : artiste suisse, zurichoise et « pionnière de la nouvelle bande dessinée helvétique »… Très bien.

En fait Sommer, c’est une fine lame. Adepte de la pointe sèche (technique de gravure), elle est ensuite passée au découpage au cutter. N’y voyez là aucune tendance meurtrière, ce sont juste les techniques qu’utilise Anna pour créer ses grandes filles, ses couples aux moeurs curieuses, ses scènes de la vie quotidienne mais aussi pour raconter ses propres histoires.

 

 

Moi, j’ai été carrément séduite par ses découpages, plusieurs séries sont présentées dans l’expo. Cette technique qui consiste en collages de papiers découpés est vraiment surprenante. Au premier coup d’oeil, on ne le perçoit pas ou presque pas ce découpage, on est subjugué par le sujet et sa mise en scène puis très vite par les couleurs, les motifs et l’harmonie qui se dégage de l’ensemble. C’est uniquement après un moment, en étant un peu attentif, que l’on s’aperçoit que chaque élément est le résultat d’un découpage subtil, d’une mise en place précise. Les papiers utilisés sont aussi choisis avec soin, certains ressemblent aux papiers washi, papiers japonais utilisés pour réaliser les origamis, d’autres ont des allures de tapisseries ou papiers peints.

 

 

 

Au final, une série de grande filles avec leurs animaux, ou nues, des portraits et autoportaits, mais aussi des boxers, des geishas et même des animaux de foire. Tous très beaux.

Evidemment, Anna Sommer n’est pas la seule exposée cette année.

Les chats sont aussi à l’honneur, enfin surtout celui de Steinlen, lausannois de son état, ayant oeuvré à la fin du 19ème sciècle . Savez-vous que ce sont les aventures d’un simple petit chat qui seraient à l’origine de la première planche BD jamais publiée ? Légende ou réalité, la planche, elle, est belle et bien présentée dans l’expo chat avec une flopée d’autres, hommage réalisé par 50 artistes reconnus.

 

 

 

Cowboy Henk est aussi de la partie. D’abord j’ai cru que c’était le père de Titeuf, ensuite je me suis aperçue qu’il n’était que son coiffeur… Et son vrai père (à Cowboy) c’est Herr Seele un flamand. Cowboy Henk est un peu atypique, héros, antihéros, surréaliste, dadaïste? Il se faufile aussi bien dans les natures mortes ou pop art que dans les peepshows…
Inclassable quoi.

 

 

 

Et puis enfin, si vos kids sont de la partie, passage obligé dans l’espace dédié aux enfants avec les personnages amusants d’Anouck Ricard. Ma fille, 5 ans, morte de rire en voyant un petit canard blanc avec un pot de peinture bleue renversé sur la tête, mais vous y verrez aussi des chiens princesses, des vers de terre colorés et j’en passe.
Bref, tout plein d’activités sont proposées pour les kids : des « dessinatic », sorte de photomaton sans photo, un atelier sérigraphique Drozophile, un espace lecture, des moments ciné et j’en passe…

 

 

 

Voilà, donc si vous vous ennuyez ce week-end, lundi de jeune fédéral compris, c’est que vous l’aurez bien cherché…

Et le programme est ici!

 

 



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Julie

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