Prémices… rock & folk

 

J’avais, comme beaucoup, entendu parlé de cette première édition du Prémices Festival qui allait avoir lieu à Lausanne et avais jeté un coup d’oeil rapide à la programmation : je ne connaissais personne. Bref, l’histoire aurait pu s’arrêter là, mais la curiosité l’emportant comme souvent je décidais d’aller bourlinguer samedi soir dans Lausanne et profiter des concerts proposés. D’orientation plutôt folk, rock indé, je ne fus pas déçue…

Mon premier arrêt fut au Bourg où la jolie Melissa Kassab nous proposa une musique tout en sensibilité. D’une voix douce, elle nous a parlé, de son amie Bellalucy (beaucoup), de ses tâches de rousseur (un peu) ou encore de sa reprise d’un chanteur qu’elle croyait mort…mais apparemment pas. Un son enraciné dans le folk et le blues, des influences de partout et une guitare électrique qui nous a transportés ailleurs encore. A écouter, Dog son premier album.

 

 

Toujours au Bourg, après avoir finalement trouvé une chaise et pris une bière, sont arrivées les filles (et le gars) de Tendre Biche… Et hop, changement d’environnement sonore, les Berlinois(es) nous ont proposé une ambiance cool, une pop fraiche, genre « west coast »,  avec un duo de voix qui nous a convaincus que  » we should go to California « , l’excellente idée… on s’y croyait.

Après cet interlude un brin ludique, nous partîmes pour la Datcha retrouver Louis Jucker et ses invités. Là encore, découverte pour moi, bien que le monsieur soit apparemment assez connu en Suisse. Donc, après avoir écouté le très sage Julien Baumann, talentueux songwriter aux délicieuses ballades folks, la place fut laissée à Jucker.

Alors c’est drôle, parce que je me suis rendu compte que je l’avais aperçu le matin même (sans savoir qui c’était) place de la Riponne et sans doute sa dégaine détonnant un peu dans le paysage m’avait interpellée… En effet, le cheveu touffu, au moins autant que la barbe, tout de noir vêtu avec son blouson sorti direct des années 70′ et une écharpe noire rayée de rouge, il n’avait pas le sac cabas cher aux habitués du marché de Lausanne. Ce ne fut que le soir, grâce à la fameuse écharpe, que je fis le lien. Mais revenons au concert. Dans le cadre redoré de la Datcha, Jucker a entamé une série de chansons intimistes, du folk certes mais avec ce côté « fabriqué maison », un peu rock, un peu expérimental, qui semblait presque se créer sous nos yeux (ou pour nos oreilles plutôt) et nous a emmenés dans un univers assez personnel où sa guitare carrée, maison sans doute elle aussi, a fait vibrer nos quelques cordes sensibles. Il émanait de ce tout un grain particulier, unique, le microphone aidant sans doute à créer cet effet, la voix aussi. Et je dois dire que c’était assez beau. Certainement une question de goûts aussi. En tout cas, le monsieur est assez prolifique puisque sa dernière production Altro Mondo, regroupe pas moins de 5 disques, mais fallait au moins ça quand on fait de la  Music with Lovers and friends, sans parler de sa discographie assez dense et de son côté touche à tout, enfin vous pouvez toujours aller voir sur son site ici.

 

Finalement, ce Prémices Festival a été pour moi, on peut le dire assez folk. Sur que j’aurais bien aimé voir d’autres artistes mais le dont d’ubiquité ne fait pas encore partie de mes attributs, l’année prochaine s’inscrira peut être dans un tout autre registre. En tout cas, très belle entrée en matière, vivement 2018.



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Julie

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